feignasse.
oui, je suis, je le crie, je le hurle, je le sors de mes entrailles, et je l'assume, je suis une feignasse finie, l'enfer de tout hyperactif, c'est moi.
toujours, sur mes bulletions, j'ai vu cette magnifique phrase pleine d'inspiration :
"Aurélie a les capacités de réussir, mais ne se donne pas les moyens."
un jour, j'ai rencontré un ancien prof qui m'a bien dit clairement :
- toi tu te bougerais un peu ton trouffion les premiers de classes tu les enterreraient."
certes.
mais ma feignantise est accompagnée d'une autre camarade, une autre chose, considérée comme un vice par notre délicate et trés évolluée (sik) société moderne.
je n'ai aucun ésprit de compétition.
je me fiche d'arriver premiére.
je me fiche des résultats que mes actions peuvent engendrer
je suis la feignante la plus feignante du monde. (tellement feignasse depuis ma naissance, que je suçais pas la tétine paske a chaque fois elle tombait et que je devais la remettre, je suçais le pouce, y'avait moins de mouvements a faire si jamais ça s'en allait.)
mon mot d'ordre : atteindre quand meme la moyenne pour sauver l'honneur.
j'ai jamais aimé l'école.
enfin si, jusqu'en 5 éme, j'aimais bien.
ensuite ils ont parlé de brevet.
mon brevet.
loupé, haut la mimine.
normal, j'avais pas ouvert un seul de mes bouquins. je m'en foutais comme de ma premiére couche culotte pampers
normal, j'ai du avoir 1.5 en maths (quand je dis jsuis bouchée avec les chiffres c'est sérieux) et malgré mon 15 en français et le 13 en histoire géo, ça n'a pas rattrappé. en plus j'avais surement pas des points d'avance, ayant plongé dans le détachement scolaire total depuis le début de ma quatriéme.
ensuite est venu le bep vam.
le bep.
acquit, haut la mimine.
normal, j'avais rien révisé non plus, je m'étais fait chier et n'avait rien branlé pendant deux ans au troisiéme rang, et pourtant j'avais 12 de moyenne je crois, j'ai juste fait deux heures de calculs commerciaux, et j'y suis allée comme la magnifique j'en foutiste que je suis.
13 de moyenne, ok.
ensuite on a commencé a me parler d'un truc que j'avais jamais éspéré pouvoir éffleurer mentalement tellement j'avais entendu que j'étais une merde et que je valais rien.
le bac.
déjà, dans ma vrai famille, personne n'est allé plus loin que le cap, et ce depuis 15 générations. rien que quand je dis "jsuis en terminale" ma génitrice elle a la larme a l'oeil. jsuis pétée de rire a chaque fois.
je pensais : cool, enfin des trucs intérréssants, enfin des trucs neufs, enfin un truc où je vais pouvoir me donner et aimer tiens ce serait pas mal.
ben en fait non.
j'ai bossé un trimestre, je recommencerais plus jamais de ma vie!
j'étais sur mes bouquins, ne faisait que ça, faisait une crise de nerf si j'avais pas un 14, angoissait pour un 12, me couchais a minuit tous les soirs, et apprenais mes leçons, bwef, les gens autour de moi se demandaient trés sérieusement si on m'avait pas sadiquement remplacée par un clone de moi, mais en mieux.
malgré tout mes éffort, le premier trimestre de ma mémorable année de premiére, je ne décrochais qu'un 11 de moyenne.
j'étais tellement dégoutée qu'ensuite j'ai plus rien fait.en plus plus ça allait plus je trouvais les cours bidons et répétitifs.
second trimestre : 11, troisiéme trimestre, en ouvrant un cahier deux fois : 11.
comme quoi bosser ça sertt a rien jvous dit, le monde il est pas équitable.
là jsuis en terminale. mon objectif est d'atteindre la moyenne. c'est fait. et je ne trahis pas ma nature de feignasse, si je peux allier ma nature de feignasse a l'environnement scolaire, où est donc le probléme menfin les enfants ?
-le probléme il est que tu pourrais faire mieux."
certes. mais pour le moment j'ai pas envie, faut voir les choses en face, je réviserais pour le bac un point c'est tout, et encore je débute les premiéres révisions en Mai. c'est i pas beau ?
gnirak gniark.